LA QUESTION URBAINE D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN

Publié le par bouchareb


 

D’emblée  nous situons les vicissitudes de la ville dans les conséquences des remous mondiaux se manifestant dans les débats et les discours qu’imposent la nouvelle doctrine (on ne peut l’appeler autrement) économique : la MONDIALISATION.

 

Cette dernière peut-elle être définie objectivement ?

NON !  Réponse « couperet ».

 

C’est également une réponse motivée par une prise de position, souvent inacceptable scientifiquement.

 

 Car , voir dans la mondialisation  un « processus » ou un « résultat » tendant à une intégration mondiale ou universalisation des phénomènes humains est une approche  très soft , occultant intentionnellement la finalité d’une stratégie concoctée dans des laboratoires et  s’appuyant sur la puissance d’un imaginaire puisant sa matière dans le « tout-économique », ayant pour principe finale le pouvoir, la domination et la croissance , bref des relents totalitaristes….. 

 

Il faut préciser cependant, que cette stratégie/doctrine a « la peau dure » par sa constitution « idéologique » et ses mécanismes « pragmatiques ».

 

En effet, cette puissance en fait d’elle une « fatalité » désarmante,  que nombreux « décideurs » politiques, économistes, sociaux se précipitent à préparer leur « reddition » au détriment de leur éthique,  des leur déontologies, bref de leurs devoirs sociaux.

 

Cette démission est compréhensible dans la mesure où la mondialisation  une doctrine « hyperrationnelle »,est orientée sur une vision  réaliste du monde foulant au passage tous les principes humains fondamentaux.

 

En realpolitik, la mondialisation est surtout (comme on veut l’occulter) un concept  d’EXPANSION économique,  de DOMINATION et par conséquent ses effets sous-jacents, tendent à banaliser le territoire malgré leur diversités ethniques, naturelles et culturelles.

 

Parmi les appuis « logistiques », la mondialisation s’est accommodée des performances technologiques ( qu’elle a elle-même appuyée politiquement, financièrement et participe à leur diffusion) surtout dans le domaine des   permettant  la circulation des FLUX aussi bien INFORMATIONNELS que FINANCIERS d’un bout à l’autre du monde: les réseaux communications et de l’information, deployés pour tisser sa toile (telle une araignée) 

 

Et c’est justement dans ce volet que la nouvelle question urbaine intervient.

 

Car les « villes » , pour pouvoir assurer leur survie, sont appelées à réajuster leur vocation, leur structure et à réactualiser leur « logistique » .

 

La survie « urbaine » actuelle se définie dans la capacité des villes à intégrer le réseau mondial et participer pleinement dans l’amplification  des flux en place.

 

Et c’est justement en tentant de réussir  leur « intégration » que les villes meurent ou subissent une « transmutation » si nous préférons un langage plus euphémique.

 

D’autre part , le recours à la croissance économique tout azimut a amplifié les « malaises » sociaux et réveillé un militantisme nourri par des discours catastrophiques , des « phobies » écologiques et revendications syndicales, atteignant des extrémités dangereuses ; l’intégrisme écologique (FERRY L.1992)

 

En effet, les investissements « productifs » , les manipulations génétiques,  l’insécurité sociale produisent des conséquences perverses  sur :

 

 

  • - l’environnement dont les effets des « nuisances » écologiques créent  une angoisse humaine inhibitrice. 

 

  • - Les relations sociales dont des couches entières se trouvent exclues du processus de développement.

 

 

En tout état de cause, la stratégie de la mondialisation se met en place et s’acharne à diffuser et opérationnaliser ses modèles et ses normes.

 

Cette tentative de refaçonner le monde s’appuie sur des « réaménagements » politico-financiers « privés », sur des institutions internationales (politiques et financières) et surtout sur les relais médiatiques « lourds ».

 

Fondant son discours sur un argumentaire « pragmatique » , la mondialisation impose ses « catégories » comme normes à la fois resocialisantes,  juridiques , moralisantes avec leurs règles sous-jacentes ; la temporalité, la socialité, la spatialité et l’esthétique.

 

Autre l’avenir des Etats (avec leur substrat culturel, social ) , le patrimoine écologique (y compris génétique) et civilisationnel (y compris urbain et moral) demeurent en danger

 

Ce dernier dépérit graduellement face  à la croissance « galopante ».

 

A l’encontre de cette doctrine « expansionniste », « la résistance » s’organise tant bien que mal.

 

Cette « volte-face » démontre un inégalité flagrante dans les moyens (juridiques, médiatiques),  mais pas dans les arguments .

 

Les notions de « société civile transnationale » (GHILS P. 2000) et de développement durable constituent actuellement les principes de base d’une « panacée »   conciliante face  à la mondialisation .

 

Comme quoi il y a des formes d’alliance  sociale, « non structurées » mais dont l’efficacité est pour le moins contrariante .

 

A.BOUCHAREB

janvier 2002.

 

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Z
Mais quelle forme revêtiront ces villes et ces architectures dites globales ? Est-il aujourd’hui totalement obsolète de se soucier de formes urbaines et architecturales ? Doit-on inéluctablement se rendre sourd aux récits symboliques et contextuels pour épouser une « démagogie » qui ne parle que par images des « immeubles Y€$ » (Yen €uros Dollar) de la « ville générique » ou de la « ville de flux » ? Et la résistance, comment s'organise-t-elle? Si résistance pouvait...émerger devant ce fléau.
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