Ville/santé ou l'irruption urbaphobe...
Tout le monde doit se demander ce que le titre de ce post peut signifier. Je vous rassure, vous n'êtes ni malades ni décalés. Vous avez raison. un titre pareil, associant "maladie" faisant irruption dans un certain milieu, ne peut que déclencher quelques doutes sur nos capacités physiques et intellectuelles.
Il s'agit simplement d'un témoignage à propos d'un séminaire international auquel j'ai pu assisterla semaine passée, portant sur le thème pertinent de la ville et de la santé. En somme, cette rencontre a été un formidable moment scientifique où les joutes savantes ne laissaient aucune chance à la débilité en vogue.
Il y avait des médecins, des psys, des architectes/urbanistes, des sociologues, des géographes, des gestionnaires de villes, bref une crême des plus analgésiques (scientifiquement parlant). Nous avions eu droit à tout: santé publique, écologie, prise en charge des PMR, des espaces verts, antibiotiques, épidémiologie...structures sanitaires. C'est dire que votre QI montera d'un cran (au moins).
Cependant la réussite d'une telle rencontre doit beaucoup à la présence de "MALADES qui s'ignorent". Ces derniers ne se sont pas faits représenter par une association ou une délégation..non, ils étaient là pour communiquer en tant que spécialistes. Mais hop...ils étalent leur schizo qui n' a pas besoin d'un spécialiste pour être diagnostiquée...
Du coup tout le monde était tombé en admiration devant la stratégie des organisateurs:
" ils ont fait appel à des malades pour s'extérioriser des maux des villes (l'urbaphobie)...ah, les beaux salauds..!".
Mais non , c'est le hasard qui a fait ça..des personnes qui viennent vous jeter à la figure toutes les hallucinations qu'elles visionnent, comme s'elles étaient les seules à les voir dans le paysage urbain...
Les exemples fusent: Des automibilistes qui pissent contre les murs, les rats qui envahissent la villes, les immondices qui emplissent l'espace public... Et ça finit par décréter que le DD est une panacée utopique....ça parlait tellement rustre que l'on se croirait dans un bus faisant la navette Djebel Agab/El Athmania..
En tout cas, en ignorant qu'elles portent le virus de l'urbaphobie et en s'entétant à vivre en ville, ces personnes courent vers le suicide...Et il se peut que dans l'une de ces rencontres, elles se feront hara-kiri...que même les professionnels n'y pourront rien....
En attendant il faut penser à créer une association pour
LE DROIT A LA VILLE POUR LES URBAPHOBES.....