En Egypte et à proximité de Place Tahrir, la police militaire s'est donnée à coeur joie pour "casser"
du " jeunes révolutionnaires"....Sansdistinction, sans discernement, lasauvagerie, qui aurait été plus utile à employer du coté Est, face à un ennemi
ricanantdepuis plus d'un demi-siècle, a rugi en tuant quelques braves personnes...Des personnes qui ont compris que leur
dignité ne s'achète pas ni se brade contre quelques strapontins
fussent-ils dans les temples les plus sacrés.
Et comme d'habitude, les pouvoirs dans les pays arabes ont enfanté des gardiens "intrépides" chargés à
bloc, prêts à tout casser...pourvu que les raïs et émirs soient juste indulgents envers eux...
Cette caste de gardiens, nourri de la haine du civisme et de l'humanisme tue, écrase et brise les élans
comme une machine qui a perdu son contôle...
Cependant, il y a quelque chose de changée chez ces arabes...ceux-là mêmes qui continuent de chanter
l'honneur, l'hospitalité, la fièrté et le courage...
L'honneur chez l'arabe a toujours désigné fondamentalement la préservation de la "pudeur" de
n'importe quelle femme ou fille qui soit sous sa protection... N'importe laquelle, la sienne, celle du voisin et même l'étrangère...
Comment doit-on qualifier ce geste de ces policiers-militaires qui ont trainé, frappé et DENUDE cette
fille sous le regard du monde entier?
Une chose est sûre, l'honneur a été baffoué!
Moralité: ce n'est pas la fille dénudée qui doit rougir, ce sont les donneurs d'ordre qui se dévoilent...Ils exposent leur HAREM
...Alors que les "Frères" et les salafistes, qui d'habitude décrètent
promptement toute situation similaire de HARAM, se sont tus....Les strapontins sont plus confortables et plus sûrs que les bosses des chameaux...
Eux aussi, malgré leur pilosité, se dévoilent...
Enfin, une fille dénudée malgré elle et c'est tout le système qui est nu comme un ver
(t)....
Merci jeune fille, votre honneur est sauf...Celui de de
l'armée...non.?
"Alors j'ai constaté qu'on a voulu, en quelque sorte, que ce concept "le projet urbain" soit difficile et ambigu et on a justifié ceci par l'état
d'incertitude et d'ouverture qui a gagné notre discipline et l'esprit scientifique en général. Ainsi, j'ai essayé de voir quelle est la rationalité dans le projet urbain ? Est ce qu'elle existe?
Qu'est ce qui est vraiment accessible dans le projet urbain ?"
Questionnement légitime et perspicace d'un jeune chercheur.
J'avoue que c'est la zone la plus complexe dans cette notion plurivoque qu'est le "projet urbain".D'autant que même
les méthodes pédagogiques sont souvent insuffisantes pour aider à apporter un éclairage probant. N'empêche que ce questionnement appelle au débat plus qu'à des réponses
spontanées.
Il faut dire qu'effectivement que cette absence de rationalité procède de la nature de la théorie et de la pratique du projet urbain. Nous sommes dans un
processus, c'est-à-dire dans une association d'idées (se voulant pratiques) à une temporalité nécéssaire. Et la réussite d'un processus doit davantage à des capacités de gestion des
"forces" et du temps . N'oublions pas que ces forces sont multiples (du moins actives, passives ou réactives). Autant dire que cette puissance gestionnaire doit être autoritaire ou
légitime, experte et motivée (esprit d'intiative) . Ces conditions annoncent un mode de "gouvernance", comme esprit ambitionnant un ordre positif en "construisant" des atouts majeurs pour
affronter et gagner des enjeux majeurs.
"L'art de gouverner": l'expression est simple mais réelle, elle cache le déplaisir à subir pour arriver aux compromis ou pour "guider" l'orchestre à jouer
une partition en toute harmonie. Ici, nous comprenons que la rationalité seule, est insuffisante pour assurer des aboutissements heureux.
Nous comprenons également que ce "chef d'orchestre" est contraint de faire appel à des virtuoses ....non seulement pour jouer sur des instruments... mais
pour "écrire" une musique dans laquelle chaque auditeur et même les sourds se reconnaitront. Et là, il est difficile de satisfaire tout le monde..... Mais c'est cet enjeu qu'il faut
gagner....
La rationalité ne sera utile que dans l'identification ou dans l'élaboration des atouts pour déclencher un élan ou une initiative capable de "produire" ou
de faire "exploser" des energies enfouies ou d'infléchir un tendance non désirée.
L'espace public peut révéler certains atouts pour peu que ses qualités soient rendues plus fonctionnelles. Il a été toujours un "objet" dont les enjeux sont
multiples: sociaux, politiques, culturels et économiques.
Dans sa pratique quotidienne, il peut réveler certaines "ressources" cachées, inexplorées ou omises. Ces ressources ne peuvent-elles pas être
"fonctionnarisées" pour instaurer des situations déclenchantes?
Mais d'un autre coté, identifier ces "ressources" ne suffit pas, pour les "fonctionnariser", il faut réussir à apporter les adhésions nécessaires. Ces
dernières ne sont pas uniquement d'ordre "populaires", mais elles sont politiques, financières, techniques, sociales, culturelles....
C'est vrai que la crise créée par le "fonctionalisme" à bien marqué l'histoire de l'urbanisme: des villes sont encore en train d'effacer les stigmates d'une
telle doctrine. L'immixtion des disciplines les unes dans les autres est une réaction à "l'impérialisme" qui avait imposé un cloisonnement regressif.
En tout cas, avec l'émergence des NTIC, il y a une caste d'"encyclopédistes" qui refait surface. En tout cas Aschermodestementse disait " eclectique"....
L'Urbanisme ne fait que "rappeler" que c'est une discipline "eclectique"...pour ne pas dire encyclopédique.
A entendre les chefs d'états arabes et certaines sommités proches des pouvoirs, j'ai l'impression que tout ce beau monde
est en train de lire les mêmes gribouillis. Depuis Benali, jusqu'à Belkhadem, en passant par Moubarak, Salah, le Colonel, Bachar...ces personnalités se transmettent des SMS (avant on disait
des tuyaux) à employer comme des panacées à des sérieuses révoltes des peuples.
Du coup, j'ai aussi cette impression que la langue arabe, tant triturée dans la recherche des métaphores et des allégories
de la suffisance, est devenue indigente. Après les harangues lancées pour fouetter les révolutions dans les années 70, voici que les mots deviennent squelettiques et la langue n'est plus
chatiée: elle bénéficie plutot en ces temps d'un traitement affectueux...à juste titre car il faut bien un lexique pour étayer les pleurnicheries des "pauvres" despotes.
Et je me dis, la langue arabe ne peut-elle pas servir à un usage "modéré"? Juste pour dire les choses sans cette tonalité
d'autoritarisme, ni pour convoquer la pitié ...ni pour tirer sur l'autre...
Qui de nous est arrivé à oublier ces images de patriarches autoritaires et suffisants, sautant allegrement vers des looks de
"misanthropes" modestes et bénévoles...? Benali, Moubarak sont arrivés à faire frémir plus d'un...Bien sûr, les bonnes gens ont de la pitié envers les autres, c'est dans leur
nature...Mais ces despotes déchus ne font pas parties des bonnes gens...
"Le mauvais élève" est celui qui réitère les mêmes bêtises.....
Bachar, Belkahdem, Ouyahia ....sont en train de jouer aux "Benali et Moubarak" mais au ralenti....
Tout le monde doit se demander ce que le titre de ce post peut signifier. Je vous rassure, vous n'êtes ni malades ni décalés.
Vous avez raison. un titre pareil, associant "maladie" faisant irruption dans un certain milieu, ne peut que déclencher quelques doutes sur nos capacités physiques et
intellectuelles.
Il s'agit simplement d'un témoignage à propos d'un séminaire international auquel j'ai pu assisterla semaine passée, portant
sur le thème pertinent de la ville et de la santé. En somme, cette rencontre a été un formidable moment scientifique où les joutes savantes ne laissaient aucune chance à la débilité en
vogue.
Il y avait des médecins, des psys, des architectes/urbanistes, des sociologues, des géographes, des gestionnaires de villes,
bref une crême des plus analgésiques (scientifiquement parlant). Nous avions eu droit à tout: santé publique, écologie, prise en charge des PMR, des espaces verts, antibiotiques,
épidémiologie...structures sanitaires. C'est dire que votre QI montera d'un cran (au moins).
Cependant la réussite d'une telle rencontre doit beaucoup à la présence de "MALADES qui s'ignorent". Ces derniers ne se sont
pas faits représenter par une association ou une délégation..non, ils étaient là pour communiquer en tant que spécialistes. Mais hop...ils étalent leur schizo qui n' a pas besoin d'un
spécialiste pour être diagnostiquée...
Du coup tout le monde était tombé en admiration devant la stratégie des organisateurs:
" ils ont fait appel à des malades pour s'extérioriser des maux des villes (l'urbaphobie)...ah, les beaux
salauds..!".
Mais non , c'est le hasard qui a fait ça..des personnes qui viennent vous jeter à la figure toutes les hallucinations
qu'elles visionnent, comme s'elles étaient les seules à les voir dans le paysage urbain...
Les exemples fusent: Des automibilistes qui pissent contre les murs, les rats qui envahissent la villes, les immondices qui
emplissent l'espace public... Et ça finit par décréter que le DD est une panacée utopique....ça parlait tellement rustre que l'on se croirait dans un bus faisant la navette Djebel Agab/El
Athmania..
En tout cas, en ignorant qu'elles portent le virus de l'urbaphobie et en s'entétant à vivre en ville, ces personnes courent
vers le suicide...Et il se peut que dans l'une de ces rencontres, elles se feront hara-kiri...que même les professionnels n'y pourront rien....
En attendant il faut penser à créer une association pour
Entre hier et aujourd’hui, il y a une curieuse levée de boucliers contre l’internet et les réseaux sociaux en particulier. Le sujet
traité dans une émission radiophonique, il a été relayé par un grand nombre de quotidiens. Mais que cet hyperlien fonctionne le même jour, cela relève d’une exécution d’un mouvement
d’ensemble.
Autre curiosité, toutes les matières médiatiques diabolisent les réseaux sociaux. Les auteurs y voient un danger pire
que les différentes « fièvres » que la population mondiale avait bravé…Déjà, les « larbins », tremblotant et malades sont en train de jurer que le facebook est le principal
réseau qui a mis fin aux régimes dictatoriaux e, Tunisie et en Egypte.
Avant, l’illettré ou l’analphabète était jugé par rapport à l’absence de capacités à lire ou à écrire dans n’importe
quelle langue … Aujourd’hui, la « déconnexion » s’avère la forme la plus dangereuse de frustration pour l’être humain…Tout simplement parce que ne pas « surfer » sur le web
est « isoloir» conduisant directement vers la marginalisation….
Il est vrai que l’usage « pervers » et immoral peut causer des problèmes sociaux importants, mais ce n’est pas une raison pour
ne pas s’approprier ces nouveaux instruments de communication en adoptant des « à priori » positifs.
Personne n’a encore « inventé le téléphone qui bloque les appels des amants illégitimes »
Car à analyser les arguments alarmistes avancés dans les colonnes des journaux, on se rend compte qu’ils sont le
tellement superficiels et surtout qu’ils sont d’une platitude insipide. La cybercriminalité comme principal grief de la perversité occasionnée par l’internet, n’est pas à
l’ordre du jour. Ni e-commerce, ni e-banking ne sont en usage en Algérie.Et puis le hacking n'est pas l'apanage du premier venu...
Cette diabolisation semble en vouloir beaucoup aux réseaux sociaux pour la simple raison qu’ils permettent une
communication saine et efficace: ils favorisent la mise en place d’un néo-tribalisme…celui qui ne s’appuie ni sur les relations sanguines, ni sur les proximités géographiques, ni sur les quelques
intérêts matériels… il unit les personnes se « partageant » un intérêt commun, sans distinction de races, de couleurs, de religions ou de croyances.
Je crois que les « inquiétudes » de ces « déconnectés » se transforment en opprobre qu’ils jettent
impitoyablement sur les autres…les accrocs du net. Ils se rendent compte que le DOPAGE IDEOLOGIQUE n’a aucun effet sur les nouvelles générations.
Leur morale manque de pédagogie…car, ces réseaux fonctionnent selon des codes de déontologie. Les gens se respectent, se partagent, se
solidarisent, s’associent contre les fléaux…Il y a également le e-learning, le e-mail….
Enfin quoique l’on émette comme réserves, c’est quand même EXTRAORDINAIRE D’AVOIR LE MONDE AU BOUT D’UN CLIC.
Les marches tentées comme manifestations pacifiques et civilisées, à Alger comme à Oran
ou à Batna ne rencontrent pas uniquement l’habituel obstacle policier : la représsion est appuyée par la manipulation des « foules » s’opposant à toutes les formes de
revendication aussi pacifiques soient-elle.
« El bataguia », ce vocable que le monde entier connaît depuis que le
« système » egyptien avant sa chute, a réveillé pour casser la révolution du peuple, semble faire du chemin chez nous. Et comment ! A chaque sortie, des individus s’exercent dans
le jeu de provocations des marcheurs pacifiques. Ce jeu pervers est encouragé par le service d’ordre. Il y voit un appui et un renfort très utile à sa démarche et pourquoi pas une
légitimité à la représsion de ceux-là, venus de loin pour déranger le sommeil des « bonnes gens ».
Et comme certains algériens excellent dans l’art du dénigrement, voilà que ces
contre-manifestants trouvent l’occasion d’exprimer haut et fort des attitudes bien enfouies, latentes et surtout perverses. Les vocables comme « douar » et « houma »
sont convoqués pour nous « rappeler » que la république n’est qu’une vague formule figurant dans les en-têtes des documents officiels.
La télévision nationale s’y met en diffusant ces écarts. Tantôt, elle donne la parole à
ceux qui « dérangés » par le bruit, préconisent aux « mécontents » du système à aller manifester dans leur « houma »…d’autres leurs intiment l’ordre de
« retourner à leur douars »…
Il est clair que ces messages visent les kabyles et les chaouis….A terme, cette
ségrégation aboutira à désigner les sources des « malheurs » de l’Algérie….et le lynchage a commencé..
Cependant, il y a lieu de se rendre à l’évidence : ces
« contre-manifestants » ignorent les véritables enjeux…Ils ignorent que les révolutions durant toute l’histoire depuis l’antiquité, ont été initiées à partir des
« douars »….et les dividendes sont partagés par les citadins...
Ces douars sont exclusivement les dépositaires des cultures nationales…Ils donnent le
cachet à la personnalité de base…sa fierté, sa force et son originalité. Rappelons que ces « néo-citadins » qui s’arrogent le droit de « renvoyer » l’autre à son
douar, se sont faits remarquer durant l’histoire (même contemporaine) par leur «délation », leur « féminité » et surtout à tout « monnayer » pour conserver leurs
faveurs.
Et pour avoir une idée sur cette « vérité », il faut revoir Algérie.
Nation et société de feu M.Lacheraf. Lui, il se serait « fait » exploser s’il avait été témoin de ces écarts verbaux.
Cependant, étonnant reste ce silence des membres du gouvernement. Il y a
bien des « douaristes » ou bien le cachent-ils ? Et surtout qu’ils ne disent pas que c’est un verbiage de « gamins »….Ce verbiage est « officiellement »
amplifié par l’ENTV… Il devient un argument aussi valable que « les marches spontanées »….
Quant aux contre-manifestants , il vaut mieux qu’ils réécoutent le fameux tube de
A.Meskoud « El assima »…et ils verront qu’ils sont des envahisseurs….
Le site de Constantine est rocailleux. Sa topographie est le fruit d’un travail infatigable de
la nature. On y admire un grand nombre de formations géologiques et de reliefs. Il y a donc des ravins, des grottes et des petits rochers. Chaque configuration est attachée
à un mythe ou une légende que quelques initiés se transmettent comme fond culturel « sacré ».
Kef Cheddad ou Kef Ch’kara sont des pics également que des personnes « évoquent » fièrement pour étaler leur «urbanité » ou leur
origine constantinoise. Normal pourrons-nous dire, la mémoire a quelque chose d’affectif, une essence qui s’exhibe comme un butin. Ici, reconnaître quelques histoires de quelques recoins de la
ville est également un moyen de sauvegarder la mémoire avant de sauvegarder le patrimoine matériel. Cependant l’amnésie semble plus « totalitaire » par ces temps, par conséquent il faut
préserver et la mémoire et le patrimoine matériel.
A Constantine, un petit rocher d’une quinzaine de mètres, situé sur la rive droite du Rhummel, juste avant
son entrée dans le canyon ( entrée marquée par le pont du Diable qui joint les deux rives) est célèbre dans l’histoire, mais méconnu de la majorité des constantinois. Le Rocher
se dresse avec une face abrupte regardant l’ouest. Il est célèbre parce que dans sa partie basse, une inscription a été gravée probablement vers l’an 260….
IIII Non(as) Sept(embres) passione(m) martur/orum Hortensium Mariani et /
Iacobi Dati Iapin Rustici Crispi / Tatti Mettuni Bictoris Silbani Egip/tii{i} s(an)c(t)i d(e)i memoramini in conspectu d(omi)ni / cuorum(!) nomina scit is qui fecit ind(ictione)
XV
CIL VIII 7924 (le Corpus des inscriptions Latines).
Sa traduction donne ceci :
« le quatre des nones de septembre, passion des martyrs d’Hortensia, Marien et Jacques, Datus, Japinus, Rusticus, crispus,
Tatus, Metunus, Victor, Silvain, Egyptus. Souvenez-vous en présence du Seigneur, de ceux dont celui qui a fait (cela) sait les noms. Indications XV. »
Vars Ch. Cirta ses monuments, son administration et ses magistrats. E.Thorin Ed./A.Braham Ed.Imp.
Paris/Constantine. 1895.pp.99-100.
Cette inscription est un témoignage très fort de la persécution contre les chrétiens d’Afrique. Ce cas évoque le martyr de
deux grandes figures célèbre de l’église chrétienne et leurs compagnons : Marien et Jacques.
Ces deux personnes, surement exilés de leur patrie (Hortensia), séjournaient dans une localité appelée Muguas (que certains historiens
identifient à Sidi Mabrouk). Ils ont été « torturés » à Cirta en application d’un édit de Valérien (empereur romain durant la période 255-159) avant d’être conduits à Lambèse pour leur
mise à mort.
En gros, c’est l’histoire résumée de ce que les chrétiens appellent jusqu’ aujourd’hui la « passion » de Marien et
de Jacques, c’est-à-dire toute la souffrance consenti qui avait précédé leur mort sans reniement de leur foi.
En somme, le texte gravé sur le rocher est une inscription martyrologique. Elle a été faite à la demande des persécutés, exécutée par un témoin
direct de leurs affres. Un témoignage poignant et solennel, gravé sur un rocher dans un paysage « verdoyant » et dans lequel coule un fleuve (le Rhummel) ….
Ce rocher se trouvait sur le chemin qui reliait Cirta aux territoires du sud. Il devait être vu par les gens qui entraient ou sortaient de la
ville. C’était le souvenir d’un martyre…
Aujourd’hui les reliques de St-Marien et St-Jacques sont vénérées dans la cathédrale qui leur est dédiée à Gubbio en Ombrie (Italie).
Cette inscription sur le Rocher des Martyrs est en quelque sorte un « hyperlien » qui connecte à la totalité des
ouvrages qui traitent de l’histoire du christianisme, des persécutions et le martyre des africains.
Dans ce sens voir :
LANCEL. S & MATTEI P. Pax et concordia. Marsa Ed. Alger 2003. En pp.16-20.
En somme, à Constantine, ce rocher est une petite parcelle qui témoigne de l’importance de la ville dans la trame historique de l’humanité.
Et l’ignorer est normal, mais le démolir par ignorance est faillite de l’élite intellectuelle, le démolir en sachant ce qu’il représente est un crime.
Le décret 10-315 du 13 décembre a soulevé l’ire de la masse des étudiants inscrits dans l’ancien système. Son abrogation est intervenue
plus de deux mois plus tard. Aujourd’hui, les étudiants ne semblent pas se satisfaire de cette mesure. Ils hésitent encore pour reprendre les cours. Force est de constater que les officines
« décideuses » ne bénéficient pas d’une confiance aveugle de la part des étudiants.
En fait, les officines décideuses sont des institutions groupées dans une nébuleuse, meilleure forme pour se dissimuler. En fin de
compte, c’est ça le SYSTEME. Et c’est parce que l’identification donc de ces institutions n’est pas évidente, les vœux de sa chute sont légitimes. Mais prioritairement, et pour mieux le
casser, il faut une série d’opérations pour le dénuder, le dévoiler.
L’identification donc du système commande une approche visant à exposer ses capacités de « nuisance ». Le système est sournois,
cynique. Il met en place des stratégies agressives comme si le peuple est son pire ennemi.
Il cultive la peur, la division, l’ostracisme, la délation, nourrit la suspicion, l’ambiguïté et appâte les plus
vulnérables.
Son dévoilement passe aussi par la définition des responsabilités. Qui fait quoi ? Qui décide ? Qui
légifère ?
L’abrogation du décret 10-315 n’est –elle pas l’aveu d’une grossière «erreur» d’appréciation de la réalité ? Qui a « pondu»,
étudié et proposé ce Décret ? Que visait ce décret ? Quelles étaient les attentes ? A qui profitait ce décret ?
Je vois d’ici le sourire des uns et des autres.
Pourquoi les médias ont amplifié l’information de son abrogation ? Pourquoi ce satisfecit en haut lieu, comme si ils avaient
remporté une belle bataille ?
En tout cas, je n’ai pas entendu, ni même deviner que la source qui avait pondu ce décret a été inquiétée. Et pourtant, ces
« décideurs » sont arrivés à faire soulever les étudiants, dont certains ont été blessés. Personne n’a osé demander des comptes aux auteurs de cette « erreur d’appréciation ».
Mais qui sont ces « auteurs » ?
En tout cas les structures proches de la base, (comités pédagogiques, Conseils de facultés, d’Université, conférences
universitaires) n’avaient jamais été (ce qui ressort par exemple des PV de réunion de la conférence nationale) consultées avant de décreter ce pavé.
Les étudiants ont manifesté, marchés, reçu des coups de bâtons de la police…Et la responsabilité de ceux qui ont pondu un tel pavé n’a
pas encore été désignée. Et pourtant, il y a aveu d’erreur, donc, il y a un (ou des )auteur (s) ! Cet (ces) auteur (s) dangereux qui a (ont) mis le pays à feu et à sang… Et il (ils) a
(ont) failli causer la mort d’humains. Qui est-il (sont-ils) ? Trouvons-le (les) …c’est une façon de dévoiler le système pour mieux le faire « dégager ».
PS. Durant le soulèvement des étudiants, les appendices des partis politiques dans les universités (UGEA, UGEL…) se sont complètement
effacés. Pour vous dire, quand l’enjeu met en leur Pygmalion en question, les « pompiers » des universités se la bouclent.
Suite aux manifestations du 12 février 2011, il y a comme un simulacre de satisfecit chez le personnel politique en
Algérie. Nous ressentons des "ouf" de soulagement émanant du fond de leurs entrailles. Le premier constat, à partir des déclarations des uns et des autres, ne laisse aucun doute sur
la peur qui habite le sérail, les salons et les officines. Il y a lieu de deviner que ce que est considéré comme un "flop" par certains parvenus , est pris au sérieux par les cercles bien
"arrondis" de la périphérie du pouvoir.
Comme cette vieille génération de politique n'assure pas son "update", il convient de lui rappeller quelques vérités figurant
dans son "bétisier". N'oublions pas non plus que le contenu du bêtisier est proportionnel à la longévité politique.
"Les marches qui ont été organisées il y a 15 jours et celle d’hier ont bien démontré que ces mouvements sont des
mouvements minoritaires. (…) D’élection en élection, ces minorités n’ont pas amélioré leurs scores et je suppose que de marche en marche, elles ne feront pas mieux", a expliqué sans amabages
Mourad Medelci.
Voici donc une analyse qui apprait aux premiers abords comme cohérente, rationnelle et "prespectiviste".
Jusque-là, le propos semble miser sur le souffle des "minorités" à mobiliser pour ses mouvements...Personnellement, je suppose que la qualité de ministre des affaires étrangères fait
dire à M.Medelci beaucoup de bêtises, à défaut d'une certaine retenue. Car il ne faut perdre de vue les qualités intrinsèques du personnage. Pour mesurer la fiabilité de l'analyse
perspectiviste, il convient au préalable de se pencher le dégré de perspicacité personnage...
N'est-ce pas lui qui avait été entendu dans l'affaire khalifa ?
Pour se rafraichir la mémoire, il était ministre des finances. En tant que "témoin" n'avait-il pas déclaré qu'il n'avait pas
été "suffisamment intelligent" pour mesurer la gravité des jeux conduisant à la dilapidation des deniers publics.
Quand ils sont venus,
les têtes chenues,
les grisons.
Tous les vieux fourneaux
prennent les jeunots
pour des cons.
Ne pensez pas que vous avez affaire à un think thank. Loin s'en faut...
Notre hypocrisie légendaire se confirme de jour en jour. Parce que l’annonce d’une marche par des associations et des figures
de l’élite se dessine dans sa fermeté et son obstination à aller revendiquer autre chose que la baisse des prix de l’huile, certains hommes politiques, des canards « enchainés » et des
particuliers (facebookistes), se laissent aller à quelques comparaisons, concluant que l’Algérie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte…
Ma foi, ce constat est vrai…il est hyperréaliste. Cependant, ces mêmes personnes enfourchent donc cette réalité ethnique pour
dire non à la marche prochaine et à toute manifestation et même a tout élan de revendication….
Soit ces gens ont peur, soit ils ont raison.
Peur de quoi ? Il me semble que les algériens d’en-bas sans exception aspirent à une vie meilleure, pour eux, pour
leurs enfants, pour leurs petits-fils, pour leur voisins, cousins…..épouses, leurs filles…Mais de quoi ont-ils peur ? Surement pour leur situation de rentier du genre çà dort et ça mange,
(regda wa tmangi…). Et tout changement se répercutera sur leur compte bancaire.
Pour ceux qui ont raison, disons simplement que les jeunes que vous voyez périr dans le feu, et ceux qui périssent en mer
sont une réalité…Ils ont des aspirations…des aspirations universelles. Ils veulent se sentir libre, heureux,…Ils ont envi de rêver, de dépenser, de s’habiller, de draguer….comme tous les jeunes
dans le monde…
A ceux-là, disons, il faut comprendre cette catégorie et non leur opposer un déni de vivre, d’être maitres de leur destin
…
Alors que ceux qui s’emploient déjà à élaborer des scénarii catastrophes, disons qu’ils doivent retourner leur appel vers ces
gouvernants corrompus et véreux…et ces apparatchiks qui regardent le monde à travers des binocles, leur dire de les essuyer de temps en temps..ils verront plus clair, ils verront des jeunes gars
aux cheveux « gélés » et non gominés, des vêtures tout en couleur, des savates trop voyantes…Ils verront le monde autrement…
A cette élite cooptative, disons que le monde parle un autre langage…Que la « main de l’étranger » est celle que
vous vous empressez à baiser pour bénéficier des miettes…
Disons leur, cessez vos chimères, votre particularisme hypocrite, levez la tête et adressez-vous à vos
« maitres »…. et dites leur de se corriger .
Disons à tout le monde que le jeune en Algérie a des aspirations UNIVERSELLES…Il ne veut être ni l’Egyptien ni le Tunisien,
il veut être un algérien LIBRE, IMAZIGHEN, FORMIDABLE,..
Il veut être un algérien qui à la faculté de choisir LIBREMENT SON DESTIN ET SA DESTINEE….
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