Dimanche 22 novembre 2009
J'ai fait un tour de zapping sur les chaines égyptiennes, histoire de mesurer les effets du "péril" algérien et de constater de près l'attitude des "perdants".
En un mot, l'honneur n'y est pas.
Il y a comme une sorte d'unanimité "cathodique" pour traiter les algériens de tous les noms.....Toutes les strates égyptiennes (ou du moins celles qui ont accès au débat de type Trash) sont
d'accord pour voir dans le peuple algérien, une "lie" de "rou3a3", de mercenaires et de terroristes.
Je vais être élégant: je ne réponds pas à la provocation....Mais je m'en souviendrai.
Car, il me semble que cette attitude est consécutive au complexe d'infériorité cultivé par certains de mes compatriotes.
Lors des colloques et des séminaires "internationaux" organisés par nos universités, une mode s'est installée: la présence d'un ÉGYPTIEN (au moins un), est en elle-même, une sorte de performance
donnant l'occasion aux organisateurs de s'enorgueillir de l'"internationalité" de leur manifestation.
Ceci dit, il m'est arrivé de rencontrer des égyptiens lors des ces "joutes verbales", et je vous assure qu'ils ne sont là que pour faire du tourisme. En fait, avec les mêmes communications ils
passent des séjours "tout frais payés" à déambuler comme des enfants gâtés.... Les nôtres y voient chez ces personnes la "science infuse"...
C'est bête, les communications des égyptiens portent souvent sur des sujets et des thèmes que bons nombres de nos scientifiques maitrisent d'une manière extraordinaire. Seulement, comme nul n'est
prophète dans son pays, ils les font passer pour des cancres.....
Le SIG, le patrimoine, sommes-nous dépourvus de "matière grise" dans ces domaines?
Cependant quand un égyptien disserte dans ces axes, tout le monde est toute ouïe....tellement attentif, que je me croirais souvent que c'est plutôt la série égyptienne de 7h.
El mouselssel se poursuit: à suivre.
Que l'on ne se méprenne pas: je ne dis pas qu'il faut casser de l'égyptien, mais regardons autour de nous, nos propres capacités, nos scientifiques et nos intellectuels méritent mieux....sinon,
nous serons toujours des rou3a3.
Par bouchareb
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L'un des meilleurs textes jamais chanté de la chanson française....
LEO FERRE
La mémoire et la mer.
La marée, je l'ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur,
de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre
Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l'ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude
Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen
Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tans
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles
Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini...
Par bouchareb
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Publié dans : Mes autres pensées
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La ville antique de Thamugadi (Timgad), dans la wilaya de Batna, souffre en silence. Au lendemain de l’extinction des lampions du Festival international de
Timgad, les atteintes commises sur ce patrimoine archéologique font craindre le pire.
Des éboulements de pierres non remises à leur place initiale comme s’il s’agissait de « vulgaires pierres », une ancienne galerie transformée en lieu
d’aisance le temps d’un festival et des pièces archéologiques des plus précieuses dérobées par une « faune de pilleurs », tel est le constat après la tombée du rideau sur le festival,
apprend-on auprès des animateurs de l’association « Tidoukla n’thamugadi » (Les amis de Thamugadi). La liste des violations perpétrées sur ce site chargé d’histoire est longue.
« La casse est indiscutable et nous sommes dans l’irréversibilité. Si, sous d’autres cieux, un vélo de quelques kilogrammes est interdit à l’intérieur des vestiges, à Thamugadi, c’est
l’ENTV qui ouvre la voie : uncamion de plusieurs tonnes stationné à quelques mètres de l’arc de Trajan, sous prétexte que c’est indispensable pour une bonne diffusion. On ne voit pas ça
ailleurs. Bouteilles en plastique, canettes, sacs et sachets jonchent le sol. Il y a même des personnes qui déplacent des pierres pour s’installer à leur aise. Une grosse tache d’huile de
vidange indélébile, témoin du passage du camion de la respectable ENTV », a confié à El Watan, Rachid Hamatou, membre actif de cette association. L’organisation itérative du Festival
international éponyme a fini de porter l’estocade dans une indifférence totale à un lieu pourtant classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 1982. « Après les vols, les
pillages subis et, bien sûr, lors des éditions précèdentes, dont les préjudices sont irréversibles, les organisateurs font la sourde oreille en dépit des alertes et avertissements des plus
hautes instances universelles et associations mondialement connues et reconnues. Le festival a eu lieu et aura certainement lieu dans la même cacophonie, désordre et casse », se désole
notre interlocuteur. Même s’ils considèrent que le festival reste un « acquis », les représentants de l’association soulignent en revanche que « le festival de Timgad perd de son
aura pour la simple raison, qu’il n’a plus aucun objectif sauf celui de se maintenir. On l’organise vaille que vaille, les résultats ou plutôt les conséquences, on s’en fout ! »
précisent-ils. Inquiets devant la défiguration de ce patrimoine, ils tirent la sonnette d’alarme contre le risque d’évanescence irrémédiable des vestiges de cette ancienne ville romaine
contruite en l’an 100 après J-C. « Il n y a pas l’ombre d’un doute qu’à ce train-là ça va changer. L’Aurès, considéré comme un musée à ciel ouvert, est en train de perdre des empreintes
laissées par l’homme depuis la nuit des temps. Le tombeau Imedghassen (Tombeau berbère) en souffrance après des travaux douteux, Timgad subit des affres à chaque festival comme bien d’autres
lieux de mémoire, livrés à eux-mêmes, où les pilleurs agissent en toute impunité (…) Si nous continuons à chanter à Timgad, il arrivera un jour où nous danserons sur les décombres »,
estime-t-on encore.
Par Hocine Lamriben
in EL WATAN du 11.08.09
Par bouchareb
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Publié dans : CITES ET VILLES
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