Dévoiler le système avant de le "dégager".

Publié le par bouchareb

Le décret 10-315 du 13 décembre a soulevé l’ire de la masse des étudiants inscrits dans l’ancien système. Son abrogation est intervenue plus de deux mois plus tard. Aujourd’hui, les étudiants ne semblent pas se satisfaire de cette mesure. Ils hésitent encore pour reprendre les cours. Force est de constater que les officines « décideuses » ne bénéficient pas d’une confiance aveugle de la part des étudiants.

 

En fait, les officines décideuses sont des institutions groupées dans une nébuleuse, meilleure forme pour se dissimuler. En fin de compte, c’est ça le SYSTEME. Et c’est parce que l’identification donc de ces institutions n’est pas évidente, les vœux de sa chute sont légitimes.  Mais prioritairement, et pour mieux le casser, il faut une série d’opérations pour le dénuder, le dévoiler.

 

L’identification donc du système commande une approche visant à exposer ses capacités de « nuisance ». Le système est sournois, cynique. Il met en place des stratégies agressives comme si le peuple est son pire ennemi.

 

Il cultive la peur, la division, l’ostracisme, la délation, nourrit la suspicion, l’ambiguïté et  appâte les plus vulnérables.

 

Son dévoilement passe aussi par la définition des responsabilités. Qui fait quoi ? Qui décide ? Qui légifère ?

 

L’abrogation du décret 10-315 n’est –elle pas l’aveu d’une grossière «erreur» d’appréciation de la réalité ? Qui a « pondu», étudié et proposé ce Décret ? Que visait ce décret ? Quelles étaient les attentes ? A qui profitait ce décret ?

 

Je vois d’ici le sourire des uns et des autres.

 

Pourquoi les médias ont amplifié l’information de son abrogation ? Pourquoi ce satisfecit en haut lieu, comme si ils avaient remporté une belle bataille ?

 

En tout cas, je n’ai pas entendu, ni même deviner que la source qui avait pondu ce décret a été inquiétée. Et pourtant, ces « décideurs » sont arrivés à faire soulever les étudiants, dont certains ont été blessés. Personne n’a osé demander des comptes aux auteurs de cette « erreur d’appréciation ». Mais qui sont ces « auteurs » ?

 

En tout cas les structures proches de la base, (comités pédagogiques,  Conseils de facultés, d’Université, conférences universitaires) n’avaient jamais été  (ce qui ressort par exemple des PV de réunion de la conférence nationale) consultées avant de décreter ce pavé.

 

Les étudiants ont manifesté, marchés, reçu des coups de bâtons de la police…Et la responsabilité de ceux qui ont pondu un tel pavé n’a pas encore été désignée. Et pourtant, il y a aveu d’erreur, donc, il y a un (ou des )auteur (s) ! Cet (ces) auteur (s) dangereux qui a (ont)  mis le pays à feu et à sang… Et il (ils) a (ont)  failli causer la mort d’humains. Qui est-il (sont-ils)  ? Trouvons-le (les) …c’est une façon de dévoiler le système pour mieux le faire « dégager ».

 

PS. Durant le soulèvement des étudiants, les appendices des partis politiques dans les universités (UGEA, UGEL…) se sont complètement effacés. Pour vous dire, quand l’enjeu met en leur Pygmalion en question, les « pompiers » des universités se la bouclent.     

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