Commentaire de M.Yves Schwarzbach (Article précédent)

Publié le par bouchareb

 
Bonsoir

Merci pour le lien avec votre blog, je mets en place la réciproque sur le mien demain.
Vous évoquez la question de la ville vernaculaire. Merci de rappeler la modestie de François Ascher et plus encore la lucidité universelle de Claude Levi-Strauss, rapprochement que leur mort récente il y a quelque mois avait curieusement esquissé...

Les urbanistes et architectes ne peuvent oublier que le mot 'vernaculaire' qu'ils appliquent aux formes bâties s'employait originellement pour les langues, en renvoyant à l'idée de 'communauté'.

La ville, quelque soit son échelle, depuis le hameau jusqu'à la métropole, est par essence le lieu commun de l'homme, probablement le lieu dans lequel il s'est le plus construit en tant que conscience sociale, économique et politique. Pas de ville sans Commune, pourrait-on dire en racourci.

Ce que je retiendrais de votre réflexion, au delà de la question de la plasticité des tissus (mutation-mutablité des villes qui se détruisent et se reconstruisent) est la double nécessité de faire évoluer la gouvernance urbaine (qui n'est pas une simple question d'organisation de la démocratie de proximité, de mixité fonctionnelle ou de procédures administratives ou fiancières mais bel et bien la manière dont on agrège les intérêts différents des parties prenantes) et d'admettre que ce qui résulte des programmes et projets des urbanistes/aménageurs/promoteurs/architrectes est parachevé par l'usage (ou le détournement d'usage) qu'en feront ceux qui y vivent, travaillent, commercent, apprennent, etc. C'est renvoyer à la question des insterstices, des délaissés, de l'autoconstruction, etc. Si vous avez des réflexions à ce sujet, je suis preneur.

Cordialement,
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Y
<br /> Scoop. Sur www.itemnews.unblog.fr, Bartolomeu, pseudo d'un ancien trader et dirigeant de grande entreprise, aujourd'hui consultant, livre sa vision de la crise. En ligne à partir du 7 janvier.<br /> <br /> <br />
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