Alger suffoque

Publié le par bouchareb

Ceux qui y vivent n’en peuvent plus. Alger est de ces villes où il ne fait pas bon vivre. Pour s’en convaincre, il n’est pas besoin de reprendre les conclusions de l’étude japonaise reprise par la presse algéroise. Mettre le nez dehors suffit.


La capitale se retrouverait à la même place des villes comme New Delhi, Calcutta ou autres qui ne sont jamais sorties de l’ornière. Il reste que ces villes tentaculaires sont « fières » de cet état de fait et en font un fonds de commerce, puisque les touristes y vont toujours. Alger ne peut prétendre à ce statut enviable. Pas de place où garer sa voiture ni même où prendre un sandwich ou simplement se reposer.


La situation est telle que les Algérois ou ceux qui transitent par leur « gros village » préfèrent se cloîtrer chez eux. Plus pantouflard qu’un Algérois, on n’en trouve pas. En dépit des assurances de Khalida Toumi qui a promis la gaieté dans nos chaumière et même dehors, rien n’a été entrepris. L’« année » qu’elle a promis exceptionnelle est tout bonnement ratée, l’engouement n’y est pas. Dans les salles de cinéma prévues pour les projections de films nouveaux, il y avait tout le monde, sauf ceux à qui ils furent destinés : les spectateurs. Car tout a été organisé à huis clos et presque en catimini. Au ministère, on en n’a cure des spectateurs à qui fut organisée cette manifestation budgétivore. Ainsi, il n’y a pas que des artistes qui sont exclus de la manne promise par la ministre mais les spectateurs furent aussi touchés. Une année qui devait être une aubaine n’en est plus une à cause de ces artistes à la petite semaine qui n’ont intégré le circuit que pour s’offrir des avantages sonnants et trébuchants. Les salles qui auraient dû être ouvertes au public, à l’occasion de cette année, sont toujours en chantier.


L’argent fait toujours défaut, explique-t-on toujours chez ceux qui ont lancé ces projets avant que cette année soit lancée. Mais que peut-on faire dans une ville dont l’image se dégrade toujours sous l’œil complaisant d’administrateurs qui favorisent la prolifération des bidonvilles ?

Nadir IDDIR

EL WATAN  du 12 janvier 2008

 

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Publié dans Revue De Presse

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