ELOGE DE LA COURBE
orbusier sanctifiait la ligne droite, le chemin des hommes.
O.Niemeyer, transpose de son subconscient un album d'image où la ligne droite n'a aucun ascendant...
Niemeyer se transforme en poète de la courbe. Ses lignes dessinent des gestes téméraires, sensuels....Il dit qu'ici bàs, la nature est toujours disponsible pour venir à la rescousse de l'homme....Parfois cet homme, sournois et ingrat préfèrera la ligne droite pour spécifier son chemin.
Le poète de la courbe ne nie ni ses inclinations, ni son milieu ....
Les montagnes majestueuses et stables, les fleuves coulants et sereins, la mer belle et nerveuse, la femme mielleuse et fatale....
L'équation a quelque chose de complexe, comme la nature, le sublime, devant lequel la "faiblesse" artistique n'est qu'un moment primaire de précréation....
"Ce n'est pas l'angle droit qui m'attire, ni la ligne droite, dure, inflexible, créée par l'homme. Ce qui m'attire, c'est la courbe libre et sensuelle, la courbe que je rencontre dans les montagnes de mon pays, dans le cours sinueux de ses fleuves, dans la vague de la mer, dans le corps de la femme préférée. De courbe est fait tout l'univers, l'univers courbe d'Einstein."